* dimanche de la santé 2022 : témoignages

De Colette GRIVOT,

Ce que je vais vous partager est bien plus qu’une histoire personnelle, un fait divers qui nous permet de nous apitoyer… c’est de découvrir avec Catherine, le passage de Dieu dans sa vie,…de découvrir comment Dieu, est à l’œuvre en chacun de nous, et avec nous.

Alors, allons à l’écoute de cette page des « actes des apôtres » que nous avons écrite avec Jésus.

Je rencontre Catherine depuis une quinzaine d’années dans le cadre de l’aumônerie d’hôpital, (Catherine n’est pas son vrai prénom, je tenais à le signaler)

Un certain lundi, nous avons partagé l’évangile de Marc 5,1-20 :  passage d’évangile où Jésus va dans le pays des Géraséniens ; là, il rencontre un malade possédé par le Mal (démon ou malheur ? les deux peut-être !! ) et le guérit .

  • A quoi tient le miracle ?

Bien sûr, il guérit le possédé, et les démons vont dans le troupeau de porcs , mais aussi et surtout, voilà ce que nous avons découvert toutes les deux : 

et si le miracle tenait à ce que Jésus est dans la rencontre et parle à cet homme  et non pas  à un acte de puissance !!!!

Depuis des années  il errait dans le cimetière, les boulets aux pieds ; on en avait peur !! car  il était possédé , fou, dangereux.. et il a suffi que quelqu’un ( Jésus dans notre récit,)  lui parle, le considère  comme un homme, pour que le Mal sorte de lui..

Rendez-vous compte, il était reconnu,  aimé de Jésus !!!…  il retourne auprès des siens, et leur dit :  « Réjouissez-vous avec moi,  j’existe », et nous pointons avec bonheur , qu’il IL N’Y A AUCUNE RANCUNE en cet homme  – AUCUNE …

 Alors Catherine me reparle de son enfance, la relit à la lumière de l’Evangile que nous venons de partager :

Mes parents, ont été battus étant petits, ils nous ont battus mes frères et moi….c’est souvent comme cela, me dit-elle, … « qui a été battu, bat »

 A l’école je n’arrivais pas à travailler, on me battait, on me punissait, jusqu’à ce que l’on m’enlève de chez moi pour me mettre dans une école, où on m’a écoutée, accompagnée.. mais ….c’était trop tard, j‘étais malade

Catherine ne s’en sort pas !! elle passera sa vie à l’hôpital : elle y est entrée en effet, très jeune, elle a maintenant plus de 50 ans.

et elle ajoute :

Mes parents :  je les aime de tout mon cœur, et ils m’aiment, j’aime Jésus, et Lui m’aime comme je suis !! malgré, et avec cette vie terriblement difficile ..  moi aussi Jésus m’a guérie !! MERCI SEIGNEUR !

Oui, Merci Seigneur, quel bonheur pour moi d’avoir reçu et de vous partager ce témoignage de Catherine

« Quand vous êtes deux ou trois réunis en mon nom, je suis au milieu de vous » nous dit jésus : COMME C’EST VRAI !!

De Thérèse LAPLANTE,

C’est difficile pour moi de donner mon témoignage (comme on dit ) au sujet de ces visites effectuées depuis… de nombreuses années.

C’est difficile, pourquoi ?  parce qu il n’y en a pas 2 qui se vivent semblables mème s’il y a des constantes. Constantes pour l’envoi , constantes pour les motifs , constantes pour les attitudes de fond.

En fait de quoi s’agit il ?

En premier lieu, c’est de moins en moins une démarche individuelle mais, de plus en plus, la conscience que je vais au nom de notre communauté paroissiale : la personne qui a demandé à être visitée, peut être aussi à recevoir la communion, fait partie de la communauté : c’est la maladie, l’âge,  le handicap ou toute autre cause qui la tient à distance.

En second lieu justement, il y a distance , une entrave à la rencontre physique, une entrave temporaire ou définitive à sa liberté de rencontrer. Ces entraves éveillent ou augmentent le désir de partager , d’être écouté, de recevoir et de donner. D’être consolé aussi car il y a souvent peine et douleur En un mot, le désir d’être en lien et d’exister dans ce lien.

Aussi, partant de cela, peu à peu se creusent en moi un ensemble de prises de conscience :

Je vais au nom de la Communauté.

– C’est le besoin de la personne visitée qui est premier . Je n’ai aucun savoir sur cette personne . Je ne suis pas « solution » .

– Me faire vide, disponible . Suivre . Écouter et accepter de ne pas avoir de réponse même si la personne le demande .

– Me maintenir dans l’humilité et pour cela prier afin de ne pas aller seule .

Actuellement m’habite la parole de Jésus : « Dans quelque maison que vous entriez , dites d’abord : paix à cette maison »

et aussi l’envoi de Ananie à Paul : « Saül, mon frère, c’est le Seigneur qui m’envoie . »

JAMAIS SEULE !

14 février 2022 |

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