agenda de la semaine

 

Samedi 24 : sortie du groupe de catéchèse primaire, visite de la cathédrale suivie d’un pique-nique

APRES LA MESSE DE 18 H 00,

BARBECUE DE LA SAINT JEAN  DANS LA COUR DERRIERE LEGLISE

Dimanche 25 : 17 h 00, CONCERT de la Société Philharmonique de Dijon dirigée par Benoît GRAINDORGE :

(Cimarosa, Mozart, Ravel)

Lundi 26 : 19 h 15, préparation de la liturgie des 1er et 2 juillet

Jeudi 29 : 18h30 don Phil SCHULZE célèbre sa PREMIERE MESSE  à St Bernard de Fontaine

20 h 15, groupe de prière pour les familles à la chapelle St Martin

Vendredi 30 : 16  h  30,  rencontre  des  personnes  assurant  l’Accueil

Samedi 1er juillet : 16 h 00, BAPTÊME DE RAPHAËL JAUNAY

Dimanche 2 : pendant la messe, BAPTÊME DE JUSTINE FLINIAUX (CM1)

Lundi 3 : 20 h 00, préparation au baptême

Mardi 4 :      20 h 00, préparation de la liturgie des 15 et 16 juillet 20 h 00, Atelier de la Bible

Dimanche 9 : 17 h 00, CONCERT de l’ENSEMBLE ORCHESTRAL de DIJON

Lundi 10 : 19 h 30, Maison d’Evangile, St Luc

19 et 20 juillet : Fête de Saint Elie, Monastère Saint Elie de Saint Rémy les Montbard

HEUREUX, BIENHEUREUX !

POUR LA MESSE DE L.C.E 12/06/2017.

Le premier mot de Jésus à la foule de tous ceux et celles en attente de salut est « Heureux ». On peut être sûr que ces personnes que Jésus déclare heureuses ne se considéraient pas telles ! Et c’est une question pour nous aujourd’hui : si Jésus déclare heureux telle ou telle catégorie de personnes, il y a sans doute un effort de conversion à faire pour nous « retrouver » dans l’une ou l’autre de ces catégories. N’oublions jamais que Dieu nous a crée pour que nous soyons heureux. Le bonheur fait partie intégrante de notre foi. C’est un trésor offert, à nous de le recevoir librement. A nous d’accepter d’être heureux. Il faut du temps  pour comprendre que le bonheur peut être là, au fond de nous, tout en vivant des épreuves difficiles, douloureuses, car le Seigneur a mis en nous sa vie, sa force, sa paix…

L’évangile de saint Matthieu nous donne les neuf grandes béatitudes. C’est la grande règle de vie donnée par Jésus au début de ses discours d’enseignement. Mais savez-vous qu’il existe une centaine de petites béatitudes réparties dans les livres de la bible, en particulier le psautier. « Les petites béatitudes » sont simples. Elles n’ont pas, comme les « grandes » l’air du majestueux portail ouvrant sur la sagesse nouvelle du Christ ! Elles sont plutôt des portes de côté où chacun peut aller et venir dans la vie chrétienne sans se faire remarquer, sans efforts trop grands. Ce sont les portes d’entrée des pauvres, des modestes, des petits que nous sommes, appelés néanmoins à l’unique sainteté. Ces petites béatitudes sont des repères concrets, simples, humains, souvent souriants sur le chemin qui mène à Dieu et à la joie d’être frères et sœurs. Elles sont un art de vivre et en passant par elles nous découvrons une grande variété de trésors. Dieu désire plus que tout notre bonheur et la joie en nous est signe de sa présence.

« Heureux tes gens, heureux tes serviteurs qui se tiennent continuellement devant toi et qui entendent ta sagesse ! » C’est la reine de Saba venu interroger le roi Salomon sur les questions qui la perturbaient qui chante, dans le premier livre des rois au chapitre 10, son émerveillement pour les réponses reçues. Qu’est-ce qui provoque les recherches de notre intelligence et de notre cœur ? Où se tient continuellement notre esprit ? Il y a un choix à faire : que lisons-nous ? Que regardons-nous ? Qu’est-ce qui entre dans notre intelligence, dans notre imagination, dans notre esprit ? Nous ne pouvons pas tout lire, tout voir. Il y a aussi des choses mauvaises qui ne doivent pas entrer en nous parce qu’elles nous détournent de Dieu et des autres. La voie royale de développement de notre vie spirituelle est celle des Écritures. Habité par les psaumes, par les paraboles de Jésus, par les prédications des apôtres, le cœur s’oriente vers Dieu et s’élève jusqu’à la vraie sagesse. Et la Parole de Dieu renvoie au monde ce qui rend nécessaire la lecture du journal !

« Heureux qui est absous de son péché ! » C’est la béatitude du pardon que nous donne le psaume 31. Recevoir le pardon de Dieu est une des plus belles choses que nous puissions vivre en ce monde. Pour prendre conscience de ce bonheur, il n’est pas nécessaire d’avoir commis de grandes et graves fautes, les péchés habituels suffisent ! Il est nécessaire avant tout de comprendre que nos offenses blessent d’une part quelqu’un qui nous aime, Dieu, qui mendie notre amour et d’autre part aussi nos proches. Heureusement, Dieu fait toujours miséricorde, il nous offre son pardon. A nous de l’accepter pour pouvoir pardonner à notre tour.

 »  Heureux l’homme que tu reprends, Seigneur ! (Psaume 93, 12-13) Être repris, « corrigé », pour reprendre le mot fort d’un ami de Job dans une béatitude semblable (Job 5, 17), est-ce un bonheur ? Pour augmenter notre étonnement, lisons la béatitude du psalmiste en entier : « Heureux l’homme que tu reprends, Seigneur, et que tu enseignes par ta loi, pour lui donner le repos aux mauvais jours ». Subir une bonne correction, recevoir un enseignement vigoureux, permettent de nous sortir de ces mauvais jours où nous étions sans la lumière du Seigneur. C’est un étonnement, car nous ne sommes pas habitués à penser qu’une bonne leçon « remet les idées en place », comme nous le disons familièrement. Il nous est bon parfois d’être secoués « pour nous arracher à nos penchants mauvais », selon l’expression liturgique. Nous le savons : des habitudes se prennent vite : celles de critiquer les autres, de rechercher son petit confort personnel, etc. Une longue liste, désagréable, peut être faite ! Or, nous pouvons constater que le Seigneur ne va pas nous « chapitrer » ni établir la liste de tous nos défauts. Nous serions écrasés de honte, et surtout, ce serait inutile, tant la réforme de nos vies est une œuvre inépuisable… Le Seigneur agit autrement. Il ne condamne pas la Samaritaine, il la met devant sa réalité. Ainsi pour nous, il ne montre qu’un seul point, qu’une chose à travailler. Si nous cherchons à « corriger » ce point-là, sa grâce commencera de guérir tout le reste. Dieu ne nous demande pas d’être des héros, mais des femmes et des hommes qui cherchent humblement à se convertir, pas seulement pour leur amélioration personnelle, mais d’abord par amour pour lui et pour autrui.

« Heureux ton élu, ton familier, il demeure en tes parvis ! » Quelle tendresse dans cette béatitude donnée par le psaume 64. Le Seigneur introduit son serviteur dans son intimité. Et tous sont élus car dans l’Ecriture l’élu est l’exemple, le signe de ce que Dieu désire pour tous. Avoir été regardé par Dieu illumine notre personnalité. Les fiancés le savent bien : ils se sont vus et un jour ils ont prononcé le nom de l’autre. Dieu connaît ainsi le nom de chacun. Comment percevoir en notre cœur que Dieu nous appelle à partager son intimité ? Il y a sûrement une part de mystère mais une bonne voie est celle de la prière liée aux événements de notre vie. Celui qui cherche à la lumière de sa prière l’humble sens de ce qui lui arrive, celui qui enfouit dans son cœur les événements de sa vie comme le faisait la Vierge Marie, progressivement voit la lumière monter en lui : un détail, une rencontre, une parole entendue, vont éclairer son cœur attentif. Il ne se sentira plus seul car une présence discrète se fera sentir. Et c’est souvent dans les passages difficiles de notre existence, lorsque les ténèbres semblent s’épaissir sur nous, que nous sentons la main de Dieu prendre doucement la notre pour nous relever. L’expérience pascale, sortir de notre mort pour respirer enfin avec Dieu dans la vie, est le lieu privilégié où nous voyons que nous sommes quelqu’un pour Dieu. Dieu est là pour moi, j’existe pour lui, c’est une nouvelle naissance.

La joie qui jaillit du fond de nous-mêmes permet de traverser les nuits, les orages… Ces « petites béatitudes » nous accompagneront

pour que nous ne manquions pas les portes qui ouvrent sur le bonheur de notre Dieu.

Il ne nous reste plus maintenant qu’à reprendre nos bibles pour partir à la recherche de ces merveilleuses petites béatitudes qui illumineront notre route vers le Royaume.

Amen.

Francis ROY

homélie de Pentecôte ( 4 juin 2017)

par Claude Compagnone, Diacre

Que faisons-nous de notre liberté ? Que construisons-nous avec cette liberté ? Comment mettons-nous en ordre notre vie pour qu’elle réponde pleinement à la liberté qui nous est donnée ? Que faisons-nous pour que cette liberté soit complète ? Telle est l’interrogation à laquelle nous conduit l’événement de la Pentecôte. Ce n’est donc pas une petite interrogation, une petite curiosité intellectuelle, mais bien une interrogation essentielle qui nous engage dans notre être tout entier, dans notre énergie, nos choix et nos désirs. Mais s’il s’agit bien ici de liberté, il ne s’agit pas d’une liberté que nous aurions arrachée de nos propres mains, à la force du poignet, mais de cette liberté que Dieu nous donne.

 

Dieu nous offre la liberté, soyons en certains ; il n’est pas le Dieu de l’esclavage, il est le Dieu de la liberté. C’est ce que fêtent les juifs et les chrétiens au moment de Pâques. Les juifs célèbrent la sortie d’Égypte, ce moment sans commune mesure dans leur histoire, où Dieu s’est penché sur son peuple et l’a délivré du joug de Pharaon. Nous, chrétiens, nous célébrons à Pâques ce don supplémentaire, ce don suprême que Dieu nous a fait en nous libérant, par son Fils, de l’esclavage de la mort. A travers la résurrection du Christ et de la promesse de la vie éternelle, nous sommes libres. Paul le rappellera maintes fois dans ses lettres, à temps et à contretemps : rien – ni la haine, ni les hommages ; ni le luxe, ni la pauvreté ; ni le malheur, ni le bonheur - rien, ne peut nous arracher cette liberté qui nous a été donnée en devenant enfant de Dieu ; rien, ne peut nous retrancher de l’amour de Dieu.

 

Assurément, libre, nous le sommes, mais comment agir conformément à ce don de la liberté, sans le dégrader, sans le mépriser ? Comment nous laisser orienter et entrainer, comme un bateau aux voiles gonflées du souffle du grand large,  par l’esprit de liberté ? Comme ne pas retomber en esclavage ? En effet, être libre c’est connaître aussi l’inconfort de la responsabilité de ses choix et de ses alliances. Comment donc être aidé dans l’orientation de choix qui soient à la hauteur de notre liberté ?

 

Il faudra aux apôtres ce temps de cinquante jours après la résurrection du Christ pour vivre et ruminer l’interrogation de cette liberté de la vie sans limite, pour être disposés à recevoir pleinement le souffle de l’Esprit de Dieu. Pierre parlera de recevoir « une part de l’Esprit de Dieu », un peu plus loin dans ce chapitre 2 des Actes des Apôtres. Il faudra aux Apôtres cinquante jours de maturation, c’est-à-dire un temps complet, fait de 7 fois 7 jours, pour pouvoir être pleinement des réceptacles « d’une part de l’Esprit de Dieu ». Il leur faudra ne plus savoir quoi faire après le départ du Christ pour accepter de s’abandonner complètement à Dieu et devenir réceptacle d’une part de son Esprit.

 

Nos frères juifs fêtent aussi la Pentecôte. S’il est dit dans le livre des Actes des Apôtres que les Apôtres se trouvaient réunis au moment de Pentecôte, c’est parce qu’ils se sont retrouvés pour fêter, en tant que juifs, l’alliance que Dieu à passer, au Sinaï, après la sortie d’Égypte, entre lui et son peuple. Une fois libéré de Pharaon et avoir traversé la mer Rouge, il a fallu aussi au peuple juif un temps de maturation au désert pour savoir ce qu’il allait faire de cette liberté. Il a fallu qu’il se demande comment il pouvait la vivre, amplement sans la dégrader, sans retomber en esclavage. Les chapitres 19 et 20 du livre de l’Exode nous disent comment Dieu donne alors à son peuple « des paroles », que l’on appellera aussi commandements, pour l’orienter dans le maintien de sa liberté.

 

Dans les Actes des Apôtres, Dieu passe une nouvelle alliance avec les hommes. Il offre alors aux Apôtres, non pas « des paroles » comme au Sinaï, mais son Esprit même : l’Esprit Saint, une part de son Esprit, à lui, Dieu ; il envoie le souffle de ses pensées et de ses paroles, le souffle de sa force de création et d’amour. En envoyant son Fils bien-aimé auprès des hommes pour les délivrer du péché et de la mort, il a franchi un cran supplémentaire dans la liberté offerte aux hommes. A la Pentecôte, il franchit, là-encore, une étape de plus dans l’alliance qu’il scelle entre lui et son peuple : il n’envoie pas « des paroles » comme il l’a fait dans le Désert du Sinaï, mais il envoie « une part de son Esprit », pour que les hommes soient paroles de Dieu.

 

Mesurons-nous vraiment la chance que nous avons de pouvoir recevoir une part de « l’Esprit de Dieu » ? Mesurons-nous vraiment l’importance de cette fête de Pentecôte qui nous dit que les moyens d’être libre nous sont donnés par Dieu ? Création de Dieu, nous le sommes dans la matière de notre personne dont Dieu est à l’origine. Mais création de Dieu nous le sommes encore plus, en surabondance, dans notre esprit, par cette « part de son Esprit » que Dieu met directement en nous, si tant est nous acceptons de le recevoir et d’en être le réceptacle.

 

Cadeau suprême et signe de sa proximité avec l’homme, Dieu nous donne une part de son Esprit. Il en fait le carburant du moteur de notre vie de chrétien, pour nous faire avancer plus loin, pour que nous puissions donner notre énergie d’amour et de création au monde. Il confirme et affermit la liberté gagnée sur la mort en nous donnant, si nous l’acceptons, le moyen par l’Esprit de garder cette liberté. Plus qu’en communication avec Dieu, nous sommes alors par l’Esprit en communion avec lui. Il s’agit de cette communion joyeuse que nous pouvons expérimenter dans la vie de couple ou dans une relation d’amitié quand nous nous savons, sans parler, complètement en accord avec l’autre.

 

Et ce souffle de l’Esprit, Dieu le propose à l’humanité en entier. Les Apôtres, après la venue sur eux du Saint Esprit, se font parole de Dieu pour tous. Ils parlent en langue pour tous, sans limite. L’Esprit de Dieu est généreux, sans frontière, il souffle où il veut et quand il veut, et il grandit en étant partagé. Il rend joyeux.

 

Sœurs et frères, ouvrons notre cœur, rendons-nous disponibles au souffle de l’Esprit pour en être réceptacle. Laissons-nous envahir, dilater et déborder par cette grâce et cette force qui nous dépassent.

Sœurs et frères vous êtes beaux quand vous êtes réceptacle de l’Esprit Saint.

 

Que l’Esprit de Sainteté vienne nous embraser !

 

GLOIRE AU PERE PAR LE FILS DANS L’ESPRIT

Le SEIGNEUR vint se placer auprès de Moïse.
Il proclama son nom :
« LE SEIGNEUR, LE SEIGNEUR,
Dieu tendre et miséricordieux,
lent à la colère, plein d’amour et de vérité. »
Aussitôt Moïse s’inclina jusqu’à terre et se prosterna.
Il dit :
« S’il est vrai, mon Seigneur, que j’ai trouvé grâce à tes yeux,
daigne marcher au milieu de nous. Et tu feras de nous ton héritage. »

 

Marie-Noëlle Thabut

Ce texte est l’un des plus précieux de toute notre histoire ! Dieu lui-même parle de lui-même : « Il proclama lui-même son nom », dit le texte. Et la réaction spontanée de Moïse qui se prosterne jusqu’à terre prouve qu’il a entendu là des paroles extraordinaires.

Et que dit Dieu ? Il s’appelle « Le SEIGNEUR, Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité. » Ce nom « SEIGNEUR », c’est le fameux mot hébreu, en quatre lettres, YHVH, que nous ne savons pas prononcer, parce que, depuis des siècles, bien avant la naissance de Jésus, le peuple d’Israël s’interdisait de le dire, par respect. Ce nom-là, Dieu l’avait déjà proclamé devant Moïse dans le buisson ardent (Ex 3). En même temps qu’il lui révélait ce qui fut pour toujours, je crois, le socle de la foi d’Israël : « Oui, vraiment, disait Dieu, j’ai vu la souffrance de mon peuple en Egypte, je l’ai entendu crier sous les coups, je connais ses souffrances… Alors je suis descendu pour le délivrer… alors je t’envoie. » C’était déjà une découverte inouïe : Dieu voit, Dieu entend, Dieu connaît la souffrance des hommes. Il intervient en suscitant des énergies capables de combattre toutes les formes de malheur. Cela veut dire que nous ne sommes pas seuls dans les épreuves de nos vies, Dieu est à nos côtés, il nous aide à les affronter, à survivre. Dans la mémoire du peuple juif, ce fameux nom « SEIGNEUR » rappelle tout cela, cette douce pitié de Dieu, si j’ose dire.

d.n.

Avec l’Incarnation, c’est-à-dire le fait que la parole du Dieu éternel puisse devenir de la matière et s’insérer dans le temps, avec la naissance de Jésus et sa résurrection, le mystère de la Sainte Trinité est la réalité la plus forte la plus belle, la plus indispensable.

Par Jésus, le Christ-Parole, au lieu de « croire en Dieu » de la manière extérieure que propose le monothéisme, nous « visitons l’intérieur  du Seigneur Dieu », dans sa vie personnelle, selon la vérité et  la profondeur de ses liens.

 

Celui qui reçoit le baptême est plongé en Christ. Il est immergé dans la façon d’être et de faire de Jésus. Il accepte d’être nettoyé de tout ce qui empêche la ressemblance avec Jésus. Il choisit d’être en relation avec les autres et avec le monde comme Jésus. Celui qui accepte cela est libéré de tout pour explorer un monde nouveau. Lorsqu’on est baptisé, la formule dit : « je te baptise au nom de … c’est-à-dire : « à l’ordre de  ». Je fais un transfert à l’ordre de…» : Tu es trésor du Père et du Fils et de l’Esprit. Tu appartiens à son mystère. C’est Dieu en personne qui plonge en toi. Le Père est celui qui parle ; l’Esprit est le souffle qui porte la compréhension et l’intelligence ; le Fils, celui que l’on voit et que l’on entend, celui que l’on peut toucher et recevoir, pour que nous puissions lui devenir semblables et habiter en Dieu. Ils sont la communion et la communication. Ils sont l’action et la liberté. Le dynamisme de la Sainte Trinité de trois Personnes est l’admiration et l’amour : AGAPÈ. Le Père est la source de l’amour ; le Fils est le bien-aimé ; l’Esprit se donne et qui fait qu’on se désire l’un l’autre. En fait, la Trinité est comme une invention du Seigneur lui-même pour nous faire entrer dans sa vitalité. Dieu fait découvrir quelque chose de lui pour rendre imaginatifs autant que lui. Libres autant que lui. Réels, autant que lui.

 

Le Dieu chrétien est un univers en mouvement. La vie chrétienne est un voyage qui donne trois compagnons de route, trois compagnons de vie.  C’est un voyage et un univers qu’on n’en finit pas d’explorer et de découvrir.

 

 

agenda de la semaine

Samedi 27 : DÉBUT DU RAMADAN
11 h 00, baptême de Faustine, Sasha, Tristan et Charlotte BLUSSEAU
16 h 00, mariage de Sofia HAFDA-PINGON et Julien LERAT
18 h 00, pendant la messe, baptême de Colombe de GASQUET

Dimanche 28 : quête pour les moyens de communication sociale
11 h 30, baptême de Raphaël RICHOMME
La paroisse invite toutes les personnes qui viennent d’autres pays et tous les nouveaux arrivants à St-Joseph pour un apéritif de bienvenue qui peut se prolonger en repas partagé.

Lundi 29 : 19 h 15, préparation de la liturgie de PENTECÔTE (3 et 4 juin)
20 h 15, préparation de la liturgie des 10 et 11 juin

Mardi 30 : 20 h 00, préparation de la liturgie des 17 et 18 juin

Mercredi 31 : 19 h 15, rencontre animateurs de la catéchèse primaire

Jeudi 1er juin : 10 h 00, groupe Bible avec Soeur Odile
20 h 00 au CUCDB av. A.Briand, proposée par « Les Amis de l’hebdo « La Vie » : rencontre-débat avec J.C. SARRAUT, : « En finir avec les fausses idées sur les pauvres et la pauvreté »

Vendredi 2 : 20 h 00, Chemin de Vie

Samedi 3 : 10 h 30, catéchèse primaire

Dimanche 4 : PENTECÔTE, après la messe, baptême de Pierrine NIEDERER

Lundi 5 : 17 h 00, concert de l’ensemble ZIC ZAC

Actes d’apôtres : CREDO

Actes d’apôtres  : CREDO           chanté à la Messe d’Action de Grâce au lendemain de la Confimation                                                                                                                                Actes_d_apotre_O

1 – Tu crois que l’amour n’a pas de frontière
Tu crois que donner ouvre un avenir
Tu crois qu’un sourire peut plus qu’une guerre
Tu crois en Dieu qui croit en l’homme
Tu crois en Dieu qui croit en toi

Alors viens écrire tes actes d’apôtre
Ouvrir une page à son Esprit
Alors viens écrire tes actes d’apôtre
Une page avec Lui.

2 – Tu crois en un Dieu aimant comme un père
Tu crois qu’en ses mains tout est création
Tu crois qu’il t’attend pour bâtir la terre
Tu crois en Dieu qui croit en l’homme
Tu crois en Dieu qui croit en toi

3 – Tu crois qu’en Jésus Dieu s’est fait tout proche
Tu crois que sa vie a vaincu la mort
Tu crois qu’aujourd’hui encore il s’approche
Tu crois en Dieu qui croit en l’homme
Tu crois en Dieu qui croit en toi

4 – Tu crois que chacun est pierre d’Église
Tu crois que l’Esprit nous met en chemin
Tu crois en la vie que Dieu a promise
Tu crois en Dieu qui croit en l’homme
Tu crois en Dieu qui croit en toi

Jean Jacques Juven

homélie du 7 mai 2017 ( le Bon Berger)

par le Père Dominique NICOLAS

Dans une époque secouée par des violences et des égoïsmes de toutes sortes — mais ce n’est peut-être pas la première fois –, cela fait du bien de recevoir un discours aussi paisible que celui de Jésus. Cela fait du bien d’être avec Jésus.

Alors, je voudrais que nous commencions par l’admirer.

Il est celui qui nous connaît chacun personnellement par notre nom. Nous existons pour lui. La musique de sa voix nous touche et nous rassure au plus profond de ce que nous sommes. Nous pouvons le suivre. Nous sommes touchés un peu dans l’enfance de nous-mêmes, là où nous entendions les berceuses et les mots rassurants quand nous avions peur d’être seuls, dans le noir. C’est le psaume 131 qui reprend cette même image : il nous dit « mon âme est en moi comme un enfant comblé près de sa mère« .

La parole de Jésus nous donne la confiance d’avoir un Père, sa voix nous mène au commencement du monde et de nous-mêmes. La parole du Dieu des origines est notre naissance, celle de Jésus nous mène au futur de l’éternité.

Jésus est l’homme qui nous permet d’être paisiblement libres, sans les inquiétudes permanentes de « comment allons-nous faire ? » ou du « que vais-je devenir ? ». Avec lui, on peut aller et venir, sans blocage ni interdit.

Lui-même, comme on dirait aujourd’hui, n’a « rien à vendre ». Il ne cherche ni à nous capter, ni à nous ligoter. Il n’est pas un séducteur, il n’est pas un dictateur. Jésus est la générosité même qui nous aime pour nous-mêmes, et non pas …pour les voix que nous pourrions lui apporter ( !).

Il est un bon berger, il est un beau berger. Son seul but est de donner en partage sa bonté et sa beauté. Peut-être même tout simplement, de nous révéler notre beauté et notre bonté. Si nous avons confiance en lui, c’est peut-être parce qu’il nous révèle qui nous sommes, et que nous ne savions pas, ou ne savions plus, ou ne voulions pas savoir, ou que nous masquions.

Jésus nous libère de tout, et même de nous-mêmes.

Alors : comment un chrétien pourrait-il avoir peur ? Comment pourrait-il faire peur ou répandre la peur ?

Jésus est la porte entre l’intérieur et l’extérieur, entre le fond de nous-mêmes et le reste du monde, entre le nous ensemble sur terre et le monde de Dieu ; entre le Dieu qui est un Père, et l’ensemble des humains, qui se révèlent frères. Jésus est porte, il est passerelle, il est chemin et route. Il souffle son Esprit pour que « la terre et le fruit du travail des hommes » deviennent présence réelle de Dieu, comme dit la prière de la messe, pour que  le Seigneur Dieu s’engouffre parmi nous, et pour que l’homme devienne communion à son tour.

Jésus se réjouit des choses de cette terre, comme le Dieu créateur s’en réjouissait et les bénissait.

Jésus est bénédiction pour tout être vivant. Or, si bénir = dire du bien, comment un chrétien pourrait-il dire du mal de cette terre et de son frère ? Il n’en a pas le droit, c’est tout.

Les deux autres textes bibliques de ce jour nous en donnent l’illustration. C’est bien sur Jésus que les Apôtres « prennent modèle ». Comme dit Pierre, ils « suivent ses traces » en dialoguant avec les foules qui recherchent la vérité… Ils entendent leurs questions, et les gens « sont touchés au cœur » … Rien d’artificiel ni de superficiel. Le Christ Jésus est leur seule richesse, « pour eux,  vivre, c’est le Christ ».

C’est cela, un chrétien : quelqu’un qui entend et qui parle personnellement ; quelqu’un de fiable en qui se dit la promesse de Dieu et son alliance « pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin ». Quelqu’un qui va jusqu’au bout.

Alors, il est possible de comprendre …un peu… ce qu’est la Résurrection : le Christ ne peut ressusciter que pour nous et en nous. Il n’est pas enfermé sur lui-même, mais se donne par nous.

Sa résurrection est à proportion de notre capacité à admirer et à bénir. À l’admirer et à bénir nos frères.

Que vienne son Esprit pour cela !

Amen.

 

 

POUR 50 ANS DE ROUTE COMMUNE … MERCI !

L’Amour est une route …

Il y a 50 ans, le 9 mai, devant Toi, Seigneur, nous nous disions oui pour la vie, sans bien savoir ce qui nous attendait, mais nous étions confiants.

Présent à tout  moment, tu nous as accompagnés sur cette route en nous apprenant que :

L’Amour n’est pas un OUI triomphant, énorme point final qu’on écrit en musique, au milieu des sourires et des bravos, mais il est multitude de « oui » qui pointillent la vie, parmi une multitude de « non » qu’on efface en marchant.

Il n’est pas robe ou costume prêt-à-porter, mais il est pièce d’étoffe à tailler, à monter et à coudre.

Il n’est pas appartement, livré clefs en main, mais il est maison à concevoir, à bâtir, à entretenir, et souvent à réparer.

Il n’est pas sommet vaincu, mais départ de la vallée, escalades passionnantes, chutes dangereuses, dans le froid de la nuit ou la chaleur du soleil éclatant.

Ainsi être FIDÈLE, ce n’est pas :

ne pas s’égarer, ne pas se battre, ne pas tomber,

mais c’est toujours se relever et toujours marcher.

C’est offrir la confiance à l’autre au-delà des ombres de la nuit.

C’est avoir foi en l’Amour tout-puissant, au-delà de l’amour.

Pour toute cette route parcourue ensemble, Seigneur, nous te disons merci, et devant vous tous, nous nous redisons oui, pour 50 ans …

Et, en ce jour des vocations, Seigneur, nous te confions tous ces jeunes qui se préparent au mariage, à la prêtrise, afin qu’ils ne désespèrent jamais de ton Amour.

 

JEAN-FRANCOIS & CHANTAL

homélie du 30 avril 2017, 3ème dimanche de Pâques

par Francis ROY, diacre

Ce très beau récit des pèlerins d’Emmaüs est toujours pour moi un émerveillement devant la lumineuse pédagogie du Christ avec les pauvres disciples quittant Jérusalem après la Passion. Et c’est une pédagogie dont je suis heureux de bénéficier dans les moments difficiles, doute, colère quand rien ne tourne comme prévu, tristesse d’être incapable d’avancer comme je le souhaiterai.

Je vois trois moments importants dans ce récit, le premier : il fait route avec eux. Le deuxième : il ouvre pour eux les écritures. Enfin le troisième : il rompt le pain et le leur donne. Et en regardant attentivement comment les deux disciples vivent ces trois moments, comment surtout Jésus est présent avec eux, il me semble que moi aussi, nous aussi, nous pouvons vivre du Christ ressuscité.

* Il fait route avec eux, les pèlerins, qui quittent Jérusalem et rentrent chez eux, à Emmaüs. Ils sont brisés. Ils sont remplis par le souvenir de la mort de Jésus sur la Croix, désarroi, solitude. Ils sont en même temps enfermés dans leurs illusions sur Dieu. Car ils ont imaginé Dieu comme une puissance supérieure, invincible. L’effondrement de leur rêve les rend aveugles : ils ne peuvent pas reconnaître le Ressuscité.

Et Lui, Jésus, qui est-il, à côté d’eux ? Il est ressuscité. Il a vaincu la mort. Il est dans la lumière de Dieu. Il est le Seigneur. Mais, en même temps et là est la nouveauté de la résurrection, il est là, près de ces deux hommes désemparés. Il fait route avec eux. La Résurrection lui donne la liberté de s’ouvrir à nous, même quand nous, nous ne sommes pas ouverts à Lui, et il s’ouvre à nous pour nous ouvrir à Lui. Il est avec nous, même quand nous restons aveugles à sa Présence. Et pourtant il demeure un inconnu !

Et moi, et nous, sur nos routes, qu’est-ce qui nous empêche de faire l’expérience du Christ, du Christ ressuscité ?

- Notre indifférence, souvent épaisse, nos distractions : nous sommes occupés à autre chose, et surtout à nous-mêmes. Dieu est si loin.

- Parfois, sans doute, notre culpabilité, notre sentiment d’indignité.

- Peut-être avons-nous peur de la proximité de Dieu. Nous avons du mal à accepter que Dieu soit si proche, si humain, si fraternel.

- Ne sommes-nous pas résignés à l’absence d’éternité, à la mort éternelle. Or l’éternité commence avec le Christ ressuscité. Acceptons-nous que la victoire de Dieu sur le mal passe par des chemins que nous n’osons pas imaginer ? Par le chemin du don total ?

* Il ouvre pour eux les écritures. C’est Jésus lui-même le Ressuscité qui prend alors la parole qui va les arracher à l’enfermement dans lequel ils sont plongés. Quand Jésus s’explique sur lui-même, sur sa mort et surtout sur sa mission, il n’a pas de livre à la main. Il fait mémoire, à travers toutes les Écritures, de l’engagement de Dieu, pour conduire les disciples à ce cœur du mystère pascal. Et l’on verra plus loin que  » leur cœur était brûlant « , lorsqu’ils reçoivent cette Révélation.

Et moi, et nous, face à la Parole de Dieu, que dire, que faire ? Avant tout écouter, recevoir la Parole, de toutes les façons : lecture personnelle, rumination quotidienne, groupes de lecture. La Parole de Dieu, de l’Ancien au Nouveau Testament, est un tout. Et cette Parole de Dieu devient une source de compréhension nouvelle des événements du monde. Par sa parole, Dieu nous donne de comprendre toutes choses autrement, comme pour les deux disciples d’Emmaüs. La lecture faite par Jésus des Écritures change tout. Elle éclaire tout autrement la mort sur la Croix qui n’est pas l’échec, mais le signe de l’amour plus fort que la mort. Alors, où y a t-il signe de renaissance, même à travers l’épreuve ? Où y a t-il attente de vie et de résurrection, même dans des situations de violence ? Il nous faut cherchez ces signes dans la trame de nos vies. Où la mort est-elle vaincue ? De quelles brisures peut jaillir la résurrection, en nous-mêmes et dans notre humanité ?

* Il rompt le pain et le leur donne. Le Christ ressuscité a ouvert pour eux les Écritures, et il a commencé à ouvrir leurs cœurs au mystère pascal. Mais il reste encore un inconnu. Voici maintenant le moment de la reconnaissance qui va avoir lieu lors de la halte au village. Ce sont eux qui en prennent l’initiative, alors que Jésus semblait poursuivre la route. Et leur insistance, leur invitation est très révélatrice de leur attente : ils ont écouté sa parole. Ils ont faim de poursuivre le dialogue. Mais le dialogue va désormais passer non plus par un échange de paroles, mais par un signe, le signe du pain rompu. Ce signe est sans aucun doute le signe eucharistique. Nous avons ici une liturgie clairement chrétienne. Pourquoi ? Parce que le centre en est Jésus ressuscité, lui-même. Les gestes de l’Eucharistie sont d’abord des gestes du Christ. Le sacrement de l’Eucharistie n’est pas une invention de l’Église, mais l’acte de Jésus se révélant et se donnant à ses disciples. Plus de parole à entendre, mais une présence charnelle, mystérieusement charnelle, à reconnaître et à accueillir.

C’est l’expérience de la présence, à l’intérieur d’une réelle absence. Mais cela est une expérience profondément humaine : car il ne suffit pas d’être physiquement à côté les uns des autres pour être présents les uns aux autres. On peut être présent aux autres ou les autres peuvent nous être présents dans la distance, malgré l’éloignement. Ce récit d’Emmaüs, qui commence par le désarroi, s’achève non seulement par la foi et la communion au Christ ressuscité, mais par la naissance de l’Église.

L’Église vit du Christ ressuscité, à la manière des disciples d’Emmaüs :

- en laissant le Christ lui-même faire route avec nous, même s’il n’est pas reconnu,

- en écoutant sa Parole qui vient ouvrir nos cœurs fermés,

- en communiant au pain rompu pour vivre de sa Pâque.

Ce récit des pèlerins d’Emmaüs me semble donc une merveilleuse illustration de notre mission de baptisés qui consiste :

- à faire route avec d’autres pour les ouvrir au Christ.

- à écouter la Parole de Dieu pour qu’elle touche notre humanité.

- à réveiller notre faim de l’Eucharistie.

- à former l’Église qui sort d’elle-même pour vivre le dynamisme de l’Évangile.

 

Amen.

agenda

du 28 au 30 avril : retraite des grands confirmands à  Mazille

Dimanche 30 : après la messe, baptême de Clément

Lundi 1° Mai : 10 h  groupe Bible avec Sœur Odile

20h15 Préparation liturgique des 13-14 Mai

Mardi 2 Mai : 14 h 30 Conseils de St Joseph et   S.C.I. Jouvence

18 h 00, préparation liturgique des 6 et 7 mai

20 h 00, Préparation liturgique des 21 -22 Mai

20 h 00, Lire la Bible ensemble Évangile Saint Jean, chap. 18

Jeudi 4 Mai 10h 00, groupe Bible avec Sœur Odile

20h15, à la chapelle, prière des jeunes couples et des familles

Vendredi 5 : 20 h 00, ATD Chemin de Vie

Samedi 6 Mai : 10h30, catéchèse primaire

Dimanche 7 : 10h30, 50° anniversaire de mariage de J.-François et Chantal D.

Vente de gâteaux par les scouts « Compagnons » de la 1ère Dijon pour financer leur camp d’été.

Lundi 8 : 18 h 30, messe à la chapelle avec Lourdes Cancer Espérance

Mardi 9 rencontre du Doyenné

Mercredi 10 : 20 h 00, réflexion autour de « Laudato Si »

Jeudi 11 : 17 h 00, groupe de lecture « Les Aveux » de St Augustin

20 h 00, à St Joseph, soirée proposée par CVX (Communauté Vie Chrétienne)

contact : famille SICARD : patnal.sicard@wanadoo.fr

Vendredi 12 :   20 h 00, Équipe d’Animation Paroissiale

Samedi 13 : à St-Joseph, CONFIRMATION de

13 enfants de la catéchèse primaire et 12 jeunes des aumôneries de Saint-Joseph, Carnot et du MEJ :

9 h 00, rencontre avec Monseigneur MINNERATH

10 h 30, célébration de Confirmation