ÊTRE CHRÉTIEN GRÂCE A MOSCOU-LA-RUSSE

Je commence donc par un triple signe de croix, avec trois doigts, et finissant du côté du cœur…

A l’époque où j’allais au catéchisme, j’avais appris que rentrer dans un temple protestant ou une autre église était péché. Pendant très longtemps je ne suis pas entrée et je n’ai pas visité de lieu de culte qui n’était pas catholique…

… Et pourtant, nous sommes tous enfants de Dieu sans distinction de façon de prier ou de couleur de peau. Être chrétien, c’est d’abord s’en réjouir. L’important n’est-il pas d’avoir confiance et de prier ?

 

Le baptême se fait par l’immersion complète du corps, enfant ou adulte : Sur les eaux on meurt, on descend aux enfers, et l’on ressuscite avec le Chris : on accède en Lui à la vie trinitaire.

Pour la confession, le prêtre et le pénitent se tiennent debout côte à côte devant un pupitre où se trouvent la Croix et les Évangiles. Adapté à l’âme souffrante, le pardon du Christ soigne et guérit.

L’office nuptial est d’une grande richesse. J’ai eu la joie d’assister au mariage d’Oleg et de Pauline.

Dès leur arrivée à la porte de l’église, les fiancés sont accueillis par le Célébrant pour un dernier entretien confirmant leur souhait de s’unir à l’Église. Il m’a semblé que le Célébrant insistait encore sur l’importance de leur engagement. Un recueil disposé sur une petite table, deux belles Icones en tête, permet aux personnes présentes d’écrire quelques mots.

Enfin le Célébrant, revêtu d’une grande cape blanche brodée, fait remettre au couple des cierges allumés avant de leur présenter les alliances.

Une procession se fait alors, tout autour et à l’intérieur de l’Église, pendant laquelle les mariés sont suivis par leurs témoins qui tiennent des couronnes au-dessus de leurs têtes, effleurant à peine leurs cheveux, comme un symbole des joies et des peines à partager au nom de leur Amour.

Décès

J’ai à Moscou deux «sœurs» d’adoption dont la mère est décédée brutalement à la datcha. Malgré les prières et les cantiques, la cérémonie religieuse était pour moi particulièrement difficile. Le cercueil n’était pas fermé, et notre mère semblait dormir ; à la fin, ce sont les hommes de la famille qui ont posé le couvercle sur le cercueil et l’ont cloué… Je n’ai pas oublié le bruit des marteaux …

ICONES

Je dois aussi parler des icônes, présentes dans toutes les maisons que je connais, simples ou coûteuses images de Marie ou des Saints,  non pas un portrait, mais le prototype de l’humanité céleste à venir. La vénération des images saintes est un dogme de la Foi, partie intégrante de la liturgie. La célébration d’une fête exige qu’on expose au milieu de la nef  l’icône qui révèle, avec l’évidence immédiate de la vision, le sens de l’évènement que l’on commémore.

A Moscou, j’ai séjourné souvent dans une école située dans des bâtiments confisqués à des moines orthodoxes, mais ils avaient pu en garder une petite partie et surtout leur chapelle. J’allais souvent y prier.

Mes amies m’ont confié également qu’il y a de plus en plus d’assistants aux diverses cérémonies du culte orthodoxe, et deux jeunes hommes que je connais bien se préparent actuellement à entrer au monastère.

…… Maintenant, à Dijon, je sais entrer aussi au Temple, et je peux y prier.

Monique B.

23 août 2014 |

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